05.01.2007

L'initiative de Pékin

medium_Images-g294212-d319086-b1362403S-A_Starbucks_in_the_imperial_palace_You_betcha-Forbidden_City_Imperial_Palace-Beijing.jpg明哲保身 MingZhe BaoShen, cet idiome à 4 caractères comme les affectionnent les chinois pourrait se traduire par : « la bonne philosophie (dans le sens de conduite de vie) est de conserver la santé » en sens premier du terme. Il désigne une personne qui préfèrera éviter de prendre des responsabilités pour se protéger.

Il y a de cela dans la peur de prendre une initiative chez les chinois.
Une amie travaillant dans l’administration et le milieu des ambassades en tant que supervisor me rapportait une image que je trouve parlante : on peut expliquer à un chinois qu’il faut prendre la tasse, la remplir de café, ajouter du sucre, remuer. Mais ensuite il ne sera pas à même de prendre l’initiative de servir le café lui-même.

Je sais c’est dur. Mais sachez que c’est dur pour nous aussi occidentaux de travailler avec nos amis les chinois. L’incompréhension fait souvent barrage à la communication.

Bien sûr exceptions font légions mais je pense réellement qu'une des solutions de turnover auquel font face toutes les entreprises en Chine serait un management plus participatif, une décision plus partagée (au moins en apparence), et travailler en brain storming, développer l'esprit de team.

Je comprends maintenant pourquoi les français sont parmi les employés les plus productifs au monde. La force des chinois est de travailler dans le même sens en suivant le chef (LaoBan) sans réfléchir outre mesure et en sachant se faire mal pour atteindre l'objectif commun. Le terme préféré des petites PME chinoises est le 忍, un couteau dans le coeur, à la conquête du monde avec tous les sacrifices que cela comportent. Mais le système a des limites et plus que le salaire, la reconnaissance au travail doit faire partie intégrante du nouveau management chinois.

Ecrire un commentaire