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09.05.2007

Le retour des expatriés en Chine ?

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Entretien avec Aspecto Asia, cabinet de recrutement néerlandais né il y a trois ans, spécialiste dans les profils binationaux ou atypiques : www.aspecto-asia.com

Sur les secteurs et les profils qui recrutent le plus chez AspectoAsia France :
Ils correspondent aux domaines de compétences des sociétés françaises en Chine, la distribution, l’industrie lourde pour des postes qui vont surtout du middle au top management.

Sur la raréfaction des postes d’expatriés en Chine :
La tendance serait au contraire à la hausse pour les postes d’expatriés malgré la venue sur le marché d’un immense réservoir notamment d’ingénieurs locaux à bon marché. En effet, selon Aspecto, beaucoup de sociétés souhaitent avoir des compétences occidentales à double profil en allant chercher les ressources humaines en Europe ou aux Etats-Unis. Aspecto recherchent soit des returnee, soit des occidentaux à compétence Chine.
A noter que j’avais eu le même son de cloche lors d’une conférence à Centrale de la chambre de commerce et d’industrie de Lyon. J’avais alors été plutôt incrédule car je côtoyais au quotidien des chinois à (très) haut potentiel à Centrale mais après près d’un an en Chine, j’apprécie mieux la situation. D’après une étude de BCG, parmi les centaines de milliers d’ingénieurs formés chaque année en Chine, le pool se réduirait à un nombre comparable à un pays comme la Grande Bretagne en ce qui concerne des ressources humaines à profil susceptible d’intéresser les multinationales.

Sur la Chine comme accélérateur de carrière :
Des jeunes, la trentaine, se voient confiés des postes à responsabilités en Chine, et après deux ou trois ans d’expérience réussie, peuvent accéder à des postes de direction. On peut donc dire que c’est un accélérateur de carrière à partir du moment où l’on est largement livré à soi et que l’on apprend les dures lois du métier dans ce pays. Si l’on peut réussir en Chine, c’est que l’on a fait ses preuves.

Faut-il connaître le mandarin pour accéder à des postes sur la Chine ?
Celui qui n’aura jamais été exposé à l’international, malgré une compétence métier très forte aura du mal à partir dans une ville de province chinoise. La pratique du mandarin devient de plus en plus courante et ceci devient un facteur chaleureusement recommandé.

Le comité France-Chine, déplore la pénurie de top manager chinois sujets à un turnover incroyable, que faire pour attirer ces talents ?
En France existe un vivier à la fois de returnees mais aussi d’anciens expatriés qui espèrent revenir en Chine, ce qui permet de palier à ce manque de compétences dans l’empire du milieu. En poste de direction générale, les quinquagénaires sont recrutés en priorité.
A l’étude : faire rentrer dans les comités de direction des chinois talentueux. La tendance est encore à bloquer les chinois à un plafond dans les entreprises occidentales, la réciproque est vraie aussi pour les western qui travaillent dans des entreprises chinoises.



J’avoue que cela fait du bien d’entendre les ressources humaines parler de la Chine comme d’un accélérateur de carrière, de la maîtrise du mandarin comme d’un élément de plus en plus déterminant...histoire de me rassurer très égoïstement sur les objectifs personnels de mon expérience sinisante.


Cette note fait suite à l’émission Chine Hebdo sur BFM.

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