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06.06.2007
Dégraisser le canard laqué ?
Un des luxes dont j’ai le plaisir de pouvoir profiter en étant en Chine et qui s’est transformé en sorte d’addiction profonde vu mon train de vie urbain baladé d’un moyen de transport à un autre et passant plus de 10 heures par jour assis est le centre de fitness. Je suis membre donc du CSI Bally Center du côté du village olympique et c’est un toujours un plaisir de faire ses abdos à côté de l’entraînement des danseuses du Banana Club ou de profiter de l’avis de la championne de Chine d’haltérophilie, et je l’espère sincèrement future championne olympique l’année prochaine. De plus, j’ai pu voir ces derniers mois du haut du 21ème étage où se trouve situé le centre sportif les éclosions du stade nid d’oiseau, de la piscine olympique à revêtement bullaires ainsi que du complexe hôtelier construit pour l’occasion.
Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi au pays des arts martiaux et du TaiJiQuan, et les leadeurs mondiaux du fitness ne se sont installés en Chine que très récemment. Il faut dire que l’inscription n’est pas donnée pour un chinois moyen. J’ai du déboursé pour une inscription annuelle près de 500 euros.
Je suis persuadé toutefois que le business model est viable car,
lorsqu’il s’agit de leur santé, les chinois se ruent sur les nouveaux services et produits disponibles. Autre choc qui a fait exploser la pratique du sport à Pékin : le SRAS en 2003 qui a sensibilisé la population à la prévention des maladies par la pratique sportive.
C’est ainsi que les clubs Bally, California, Alexander fleurissent un peu partout à Beijing, Shanghai, Guangzhou, Shenzhen ou Dalian. La transformation brutale de Pékin d’une ville de cyclistes à une ville d’automobilistes change aussi la donne.
Li Bin, président du Nirvana Fitness & Spa Club est devenu un des principaux concurrents du CSI Bally après avoir investi 22 millions de yuans en 2001 pour la construction de son premier club et il ouvre des clubs un peu partout en Chine désormais malgré l’inscription onéreuse à plus de 500 euros. Il estime qu’il investit sur un marché à promesse de croissance sur les 20 à 30 années à venir pour atteindre les taux de 13 à 14% d’américains qui vont à la salle de gym. Il a ainsi investi sans compter en communication pour faire de la phrase : « je vais faire mon fitness au Nirvana » un générateur de face.

Au passage, petite annonce pour mon ami Xu Feng, centralien entrepreneur et son Spa pour homme : linfengspa.com. Visitez le site du Spa des mâles pékinois qui y viennent faire une pause fraicheur. Aux dernières nouvelles, un nouveau Spa serait en projet à Singapour…
07:25 Publié dans Vie du Marché | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, fitness, société, sport et bien être, business


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