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17.08.2007

Le monde est plat

The world is flat, le meilleur livre de business de l’année de Thomas Friedman, ma recommandation pour vos lectures estivales. Je me rends compte alors que je mangeais dans un restaurant japonais hier à Pékin et que notre couple franco-singapourien était entouré d’un couple coréen à gauche et québécois à droite. Je me souviendrai aussi de ma première réunion en conference call où Singapour-France-Chine étaient connectés sur le même réseau pour écouter le freshman que j’étais. Nous sommes donc des animaux globaux. Cette petite planète a son intérêt par ses parfois et parfois on voyage de Pékin à New York et on rencontre des gens de sa petite école centralienne à Manhattan. Bienvenue dans votre espace globalisation, le monde est notre village, c’est la grande pièce du millénaire et l’homme du 21ème siècle sera chinois. De Manhattan. Hommage à mon présentateur préféré de la CCTV 9, James Chau.

Mon ami global James Chau m’a contait l’histoire d’une firme globale ce matin, firme qui profite de la platitude du monde pour faire des affaires, je vous présente la compagnie d’export trading : Li & Fung. A Bangalore, le monde est plat comme un écran géant où à tout moment américain, singapourien et indien peuvent discuter en direct de software reprogrammé, c’est la théorie de Friedman mais pour Li&Fung, le monde est plat depuis un certain temps déjà, depuis que cette entreprise est devenu experte à manager la supply chain globale. Aux Etats-Unis, si vous allez dans un centre commercial, 30 à 40% des produits sont passés par leurs mains mais leur marque n’apparaît pas, discrétion efficace toutefois.

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La théorie de Bruce Rockowitz est intéressante est fait échos aux propos de Friedman, aujourd’hui le référentiel n’est plus le pays ou le groupe de pays mais bien le monde global. Connecté grâce aux nouvelles technologies d’information, Li&Fung n’utilise qu’un seul centre stratégique de collection de données à Hong Kong mais reste à temps réel maître de toutes ces opérations à chaque point du globe. Sans avoir aucune industrie à proprement parlé, Li&Fung détient un capital intangible de 12 milliards de dollars et un capital humain de 11 000 personnes répartis dans 70 pays à travers le monde.

Alors que la production n’a cessé de bouger, tout d’abord à l’intérieur d’un même pays ou d’une région (de la côte est américaine vers le sud par exemple), puis à travers un groupe de pays, c’est maintenant le temps où toutes les opérations doivent être localisées dans la région appropriée. Votre service comptable en Inde, vos composants en Chine et en Malaisie, et votre assemblage final chez vous mais votre logistique chez votre partenaire, basé à Hong Kong, plate forme du nouveau monde plat. Le dinosaure vertical où vous essayez de tout contrôler du début à la fin n’a plu lieu d’exister. Bienvenue dans le monde où c’est la compétition et le marché qui vous pousse à construire ces réseaux mondiaux, des aplatisseurs de monde en quelque sorte.

Pour Rockowitz, il existe trois niveaux de compagnies, celle qui réagissent aux changements du monde, celles qui les anticipent et enfin celles qui arrivent à se réinventer d’elles mêmes, des « University » compagnies comme il le dit.

Réinventer la platitude du monde, revenir au haut moyen-âge serait le nouveau modèle du 21ème siècle ?

Commentaires

Merci pour ces notes intéressantes et intelligentes, qui créent du lien et du sens entre 4 sphères (culture, macro économie, marché et entreprise) ailleurs trop souvent traitées indépendamment, pour ainsi donner un vrai relief à ton blog. Juste une question : pourquoi « lust » ?

Ecrit par : PL | 20.08.2007

Merci PL pour votre commentaire.

Lust veut dire envie, désir, souvent connoté de désir charnel. J'ai choisi de faire rencontrer Lost In Translation et l'expérience asiatique d'un occidental qui se perd dans des codes qu'il ne comprends pas et Lust, l'envie dyonisiaque que j'ai de réussir ici.

A plus tard !

Ecrit par : Benoit | 20.08.2007

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