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17.09.2007
Guerre Economique
Parmi les risques encourus par l’entreprise, la sensibilisation à l’espionnage industriel est souvent le parent pauvre des politiques de sécurité des compagnies.
Dans la compétition effrénée que se livrent les entreprises multinationales, sorte de substitut légèrement plus civilisé à la guerre classique, recourir à des méthodes légales mais immorales voire même illégales mais où on ne risque pas de se faire attraper est un risque à intégrer dans le management des entreprises.
A Dubai, des disques durs subtilisés aux ordinateurs portables qui passent à la douane, des redhackers qui forcent le passage des sites de hautement sécurisé français, des désinformations véhiculées par un grand groupe automobile allemand au sujet d’un limitateur de vitesse défaillant, un espionnage reconnu par le système Echelon sur nos secteurs de pointes comme l’aéronautique, les biotechnologies, l’USS Jimmy Carter qui est le seul sous marin au monde à pouvoir intercepter des informations sur les fibres optiques, les formes de l’intelligence économique sont variées et de portées diverses.
Des red hackers, des délinquants rouges du web à la solde du gouvernement chinois essayent régulièrement de pénétrer les sites sensibles des gouvernements occidentaux et c’est de l’espionnage. Le gouvernement américain, le plus agressif au monde en terme d’intelligence économique, récolte des informations sensibles sur l’armée chinoise et c’est de l’infiltration stratégique. Lu dans les journaux.
Pendant ce temps sur un campus d’une Grande Ecole française, un membre de la DST nous livre sa version de la guerre économique au 21ème siècle avec renforts d’exemples dont je vous ai donné un aperçu à l’instant. Au premier rang, 8 chinois attentifs.
Dans des groupes multinationaux, aux capitaux internationaux, avec des collaborateurs étrangers plus nombreux que les français (ou de la nationalité historique de l’entreprise), sera-t-il de plus en plus difficile de parler de préférence nationale ?
Une des techniques de la veille technologique est le débauchage d'employés d’une entreprise concurrente à une autre. En Chine, la compétition entre deux géants européens des produits électriques continue avec le débauchage d’un site industriel à un autre. Qui orchestre cette politique à Pékin ou Shanghai ? Des chinois bien sûr... pour le compte d’entreprises françaises. Lenovo-IBM, Arcelor-Mittal, il n’y a plus d’entreprise nationale dans certains secteurs mais seulement des entreprises globales et intégrées.
Les gens sont libres donc déloyaux. L'enjeu est donc de produire de la loyauté.
09:45 Publié dans Vie de l'Entreprise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : entreprise, veille technologique, intelligence économique, redhacker


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