<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Lust In Translation</title> <description>4 vies en direct de Pékin</description> <link>http://lustintranslation.blogspirit.com/</link> <lastBuildDate>Thu,  7 Aug 2008 14:30:45 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lustintranslation.blogspirit.com/archive/2008/08/07/beijing-huanying-ni.html</guid> <title>Beijing HuanYing Ni</title> <link>http://lustintranslation.blogspirit.com/archive/2008/08/07/beijing-huanying-ni.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (XiaoBai)</author>   <category>Vie Culturelle</category>   <pubDate>Thu,  7 Aug 2008 14:10:00 +0200</pubDate> <description> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lustintranslation.blogspirit.com/media/02/02/aff9329b1d7765805e6e976e0dd99cdd.jpg&quot; id=&quot;media-232948&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;aff9329b1d7765805e6e976e0dd99cdd.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
Bienvenue à Olympicland,  pays du pékinoïsme, nouvelle sorte d’égocentrisme de l’empire du milieu qui se prépare frénétiquement, jusqu’à l’excitation la plus folle, à accueillir ses jeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pékin 2008 n’est pas Berlin 1936, mais bien Tokyo 64 ou Séoul 88. Un concert des nations qui vient célébrer l’entrée dans les nations économiquement incontournables un nouveau membre, partenaire privilégié de toutes les multinationales du monde. Pourtant l’essor de la Chine, profitable à tous, opportunité pour beaucoup d’autres nations, ne s’est pas fait grâce à la tenue de ces jeux, mais bien malgré eux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car les jeux sont aussi l’occasion malheureusement pour le clan des conservateurs de Pékin de restreindre la diffusion des visas, de déployer des forces de polices disproportionnées et de ne pas respecter les promesses de 2001, échauffant encore plus les esprits des journalistes, qui n’en demandait pas tant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Politiquement, cette année, la Chine ne ressort pas grandie de son soutien au régime birman, au despote soudanais ainsi qu’au véto lancé à la face de l'ONU au sujet de l’intervention au Zimbabwe. Là encore, beaucoup de chemin reste à faire pour fêter l’entrée de la Chine au rang de nation responsable diplomatiquement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’appel au premier JO vert restera aussi un vœu pieu, plongeant les autorités dans les eaux troubles du ridicule ou du mensonge public. Il était impossible de neutraliser les effets néfastes  des fumées des zones industrielles de Pékin. Pas en si peu de temps. Pas de façon si artificielle. Le problème de l’approvisionnement en eau de Pékin, de la politique de la ville en matière d’aménagement urbain, des tempêtes de sables venus de Mongolie Intérieure, des rejets de fumées toxiques restent entiers. Mais ici une lueur d’espoir vient éclaircir le smog pékinois puisque pour la première fois, le chinois de la rue a pu constater les effets de la politique de restriction des voitures et des industries polluantes. Lorsque l’on commence à apprendre à mieux respirer on pourrait s’attendre à ce que l’on commence à protester. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et c’est ici que réside l’immense espoir proposé par ces jeux. Malgré toutes les erreurs de communication avec les étrangers, malgré les faux pas, le ridicule opéra de création d’ennemis imaginaires pour faire encore plus grandir le nationalisme,  il reste l’incroyable engouement populaire autour de ces jeux. Des années que tous les chinois préparent cet événement. Je ne connais aucun ami chinois qui n’aurait pas aimé être volontaire pour ces jeux là. La voilà la Chine, reconnue pour sa grande force de cohésion autour d’un objectif commun. La Chine qui a mis 100 ans pour accueillir ses jeux et qui pour la première fois est en passe de rafler le plus beau tableau de médailles des nations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs questions se posent à la veille de l’ouverture de la grand messe populaire : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourra t-on lire autre chose dans les journaux français que des titres tel : « la face cachée de la croissance chinoise ? » ou « parole donnée à un dissident chinois » voire même « comment la chine a de belles infrastructures mais les inégalités de salaires sont criantes », ou, le meilleur pour la fin : « comment l’air n’est pas bon à Pékin ! » ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Citius, Altius, Fortius sera t-elle vraiment la devise de ces jeux ? Autant sur les performances sportives que dans la qualité de l’organisation, dans les stades comme en dehors. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment transformer cette réunion des peuples en cure de jouvence pour l’économie du pays, pour la paix sociale intérieure et entre les peuples ? Les signes d’un trop plein de confiance, comme on me l’a fait remarqué lors d’un case lunch, sont les signes avant coureur d’une fragmentation de cette puissance toute juvénile. Les cassandres de la croissance chinoise auront-ils plus d’arguments après ces jeux ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pékin 2008 fera t-il rêver les peuples ? Ce seront bien sûr les jeux les plus regardés de l’histoire, les chinois étant de grands consommateurs d’événements télévisuels sportifs, mais 2008 sera-t-il l’événement véritablement marquant le bouleversement de la tectonique des plaques géopolitiques ? </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lustintranslation.blogspirit.com/archive/2008/07/20/sur-la-competitivite-chinoise.html</guid> <title>Sur la compétitivité chinoise</title> <link>http://lustintranslation.blogspirit.com/archive/2008/07/20/sur-la-competitivite-chinoise.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (XiaoBai)</author>   <category>Vie Economique</category>   <pubDate>Sun, 20 Jul 2008 09:15:00 +0200</pubDate> <description> On a récemment attiré mon attention sur le niveau de compétitivité de la Chine suite à des articles de presse faisant état d’une baisse de l’attractivité des manufacturiers pour l’empire du milieu due aux pressions inflationnistes et à la hausse des coûts de main d’œuvre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d’abord, les coûts de main d’œuvre en Chine sont encore loin de ceux observés dans les autres pays-dragons du sud-est asiatique, et on ne parle même pas de ceux pratiqués en Europe occidentale ou aux Etats-Unis. Même dans les trois plus grandes villes chinoises, le salaire moyen est encore 7 fois inférieur au salaire moyen coréen pour prendre un exemple comparable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’autre part, la seconde raison pour laquelle les prix sont bas en Chine, à savoir l’intense compétition intérieure est toujours aussi féroce, avec de nouveaux entrants qui viennent défier les acteurs existants dans des industries majoritairement fragmentées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai pourtant que l’inflation a atteint des records ces derniers temps et que le RMB s’est apprécié de manière substantielle depuis le début de l’année. Mais la hausse du coût des matières premières affectent toutes les économies, et donc ne vient pas contrecarrer la compétitivité chinoise. De plus les salaires augmentent mais la hausse de la productivité est concomitante, avec par exemple, l’implémentation des bonnes pratiques de lean manufacturing ou le management au plus près des fournisseurs chinois après les épisodes Mattel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin un Yuan fort veut dire que les chinois achètent leurs matières premières, pétrole ou matières issues du pétrole à moindre frais. Ceci venant contrebalancer les effets néfastes sur la compétitivité des produits destinés à l’exportation. C’est aussi un signe fort que le pays veut se tourner vers sa consommation intérieure. &lt;br /&gt;
Malgré une appréciation du RMB de 20%, les exportations vers les Etats-Unis ont augmentées depuis mi-2005. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière plus générale, les données purement économiques ne sont pas les seules raisons pour lesquelles les compagnies se sont installées en Chine et vont y rester. A ceux qui vous diront que le Vietnam ou la Malaisie est la nouvelle Chine, il faut rappeler que la population du Vietnam représente 7% de celle de la Chine et qu’il faut atteindre un certain degré de sophistication pour pouvoir outsourcer dans un secteur comme celui de l’automobile par exemple. La Chine a appris de ces joint-ventures et a réussi à développer des infrastructures qui rendent l’environnement business extrêmement porteur. &lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lustintranslation.blogspirit.com/media/02/01/ac34dce30b213cf856c9a469adcc70b0.jpg&quot; id=&quot;media-225939&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;ac34dce30b213cf856c9a469adcc70b0.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
Attention toutefois à toujours garder un œil sur le management des contrats avec les partenaires chinois qui doivent faire face à ces pressions économiques externes.  La culture du ChengBao承包 (terme pour contracter une mission, un ordre, une série d’articles à produire) est répandue, et la sous-traitance vous fera perdre de vue le véritable producteur final de vos produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce sujet, l’anecdote parfois met la lumière sur des pratiques que certains qualifieront de culturelles. &lt;br /&gt;
Parfois, en louant une voiture avec chauffeur en Chine, vous vous mettez d’accord sur un prix de 400 RMB à demander au conducteur, et c’est à ce moment qu’il se passe une chose étrange qui vous emmène d’un taxi à un autre alors que le premier conducteur demande au second de vous conduire pour 300. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la production, c’est la même chose et donc la pratique de la transaction doit être monitorée d’aussi près que le clauses de contrat sur les taux de change ou sur le prix des matières première de base.  Il arrive que la macro et la micro-économie fassent bon ménage. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lustintranslation.blogspirit.com/archive/2008/07/14/innovation-sociale.html</guid> <title>Investir dans la majorité</title> <link>http://lustintranslation.blogspirit.com/archive/2008/07/14/innovation-sociale.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (XiaoBai)</author>   <category>Vie Economique</category>   <pubDate>Mon, 14 Jul 2008 18:40:00 +0200</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://lustintranslation.blogspirit.com/media/00/00/9da8cc5b39bac5c1854e1089d091bcd5.jpg&quot; id=&quot;media-222668&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;9da8cc5b39bac5c1854e1089d091bcd5.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Les innovations dans les technologies de l’information et des communications ne sont pas seulement destinées aux early-adopters, férus de haute technologie, adeptes de la dernière trouvaille géniale de Steve Jobs et recherchant la dernière façon de personnaliser son portable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La technologie peut aussi améliorer la vie de dizaines de millions de personnes qui sont bien loin des considérations des dix millions de personnes qui achèteront le nouvel iphone 3G d’ici la fin de l’année.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Car l’usage du mobile peut rendre les activités de la microfinance plus rapides, impliquant moins d’acteurs avec moins d’étapes et donc à moindre frais. Ainsi les banques rurales peuvent consacrer plus de temps à développer de nouveaux produits et services, explorant la base client et lançant de nouvelles propositions de valeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est en 2004 qu’un opérateur téléphonique aux Philippines lança son service G-cash permettant à travers une technologie basée sur le SMS de proposer des services financiers basiques au plus grand nombre, dans des régions où le réseau d’agences bancaires ou de distributeurs de billet fait cruellement défaut. Un envoi de SMS avec le numéro du destinataire, un code et le montant d’argent à transférer, et la transaction est faite. Soit en passant par de l’e-money, sorte de monnaie virtuelle que peut manager un opérateur téléphonique, soit en transférant de l’argent réel lorsque les banques sont dans la boucle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie électronique, selon la définition du Comité de Bâle, est « une valeur stockée ou un produit prépayé pour lesquels un enregistrement de la valeur ou des fonds accessibles au client à des fins diverses est conservé sur un appareil électronique en possession du client »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De la même manière, en Afrique du Sud, au Kenya, au Brésil et en Inde, de tels services sont disponibles et proposent transferts d’argents, crédit à la consommation, relevés de compte, achats, paiements de factures, prêts de petits montants, etc. Bref le minimum du service bancaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lustintranslation.blogspirit.com/media/02/02/f3a7a52383ab77508dec1f41133458aa.jpg&quot; id=&quot;media-222669&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;f3a7a52383ab77508dec1f41133458aa.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;Avec 750 millions de personnes vivants encore à la campagne et 530 distributeurs de cash par millions de personnes à comparer à plus de 10 000 pour les Etats-Unis, la Chine est sans aucun doute un marché idéal pour cette nouvelle forme de service financier. Alors que l’installation de nouveaux ATM coûte cher et prend du temps, cette solution de passage par le tuyau China Telecom (le leader incontestable de la télécommunication en Chine) semble être judicieuse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Corée et le Japon ont déjà développé des solutions pour le paiement par mobile avec une puce  élaborée et la technologie NFC de transmission de données sans contact, on peut d’ores et déjà utiliser son portable comme une carte de crédit, un pass pour les transports, un billet d’avion ou une place de théâtre tout en se servant d’une boisson au distributeur du coin ou s’acheter son snack préféré au 7-11. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais mettre en place le réseau de terminaux de paiement électronique est là encore trop onéreux donc la technologie basée sur le SMS est la plus facile et évite d’éduquer encore une fois le consommateur à une nouvelle technologie disruptive. Une façon aussi de fidéliser sa clientèle pour une banque, de diversifier ses activités pour un opérateur de télécommunication ou d’accroître sa base client. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En faisant travailler ensemble opérateurs téléphoniques, régulateurs, banquiers et marchands, la Chine peut accroître la part des transferts d’argent des populations rurales et faire que l’ouvrier venus de l’ouest chinois et travaillant sur les chantiers de Pékin puissent transférer en toute quiétude la moitié de son salaire à sa famille à Lanzhou.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Dans le monde, 3 milliards d’être humains possèdent un mobile. Seulement 1 milliard possèdent un compte bancaire.  &lt;/em&gt; </description>  </item>  </channel> </rss> 