03.02.2008
Lust Caution 色戒
Rupert Murdoch, le magnat de la presse australien, n’a jamais dénié qu’il avait perdu des millions en Chine mais qu’il avait gagné une femme. Il n’est pas le seul à avoir fermé les yeux un moment sur la raison pour se laisser emporter dans les passions inspirées de sa femme Wendi Deng. « Lust, Caution » est une histoire brève, écrite par Eileen Chang (Zhang Ailing张爱玲), une écrivaine née à Shanghai en 1920. Chang était à l’université de Hong Kong de 1939 à 1941, étudiante en littérature. Alors que l’invasion japonaise avançait vers Hong Kong, Chang arrêta ses études un temps pour se consacrer à une vibrante carrière artistique dans le Shanghai occupé alors par les japonais. En quelques années, elle devint une écrivaine de talent reconnue pour ses nouvelles, ses histoires courtes et ses essais. Eileen Chang fut comparée aux plus grandes, Eudora Welty ou Katherine Mansfield, et fut considérée comme l’un des seuls écrivains chinois pouvant espérer concourir au prix Nobel de Littérature. L’écriture de Chang est directe et explicite, ses choix de mots sont toujours aigus et sensuels, ses sujets, contemporains. Considérée comme une progressiste au sens américain du terme en son temps, elle s’est beaucoup inspirée de la dichotomie des cultures asiatiques et occidentales, de la tension tradition - modernité, et inévitablement des relations entre hommes et femmes, entre l’amour et la trahison. Lust, Caution est une histoire cinglante qui glorifie son style et recouvre tous ses sujets de prédilection.

16:50 Publié dans Vie Culturelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, culture, Lust, Caution, raison, émotion

