13.02.2008
Enseignement du chinois
Un des savoirs les plus importants est, dans le monde d’aujourd’hui plus que jamais, celui de la maîtrise des langues. Stendhal disait que le premier instrument de génie d’un peuple est sa langue. Il tient parfois du génie de la patience d’apprendre la langue du peuple chinois.

17:10 Publié dans Vie Culturelle | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : chinois, mandarin, langue, culture, sinogramme, apprendre le chinois
20.07.2007
Choc impressionniste des civilisations 3
Mon professeur préféré en prépa au Parc à Lyon enseignait la philosophie. Mr Ribot avait un profil napoléonien, aimait bien majorer l’agrégation de philo et critiquer les auteurs contemporains qui écrivent sur leur incapacité à écrire. Il répétait souvent cette phrase lorsque nous n’arrivions pas à suivre ces références éclectiques, cette phrase si simple et si pleine de bon sens ironique : « il faut sortir un peu !».

07:12 Publié dans Vie Culturelle | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : culture, aphorisme, chine, chinois
18.07.2007
Shanghai Tang, le luxe à la chinoise
Coco Chanel disait que le luxe n'est pas le contraire de la pauvreté mais celui de la vulgarité. L’idée du luxe, not expensive but priceless a aussi son interprétation avec Shanghai Tang, marque perle de Honk-Kong. Un français est à la tête du groupe, Raphaël le Masne de Chermont, et quelques années après son arrivée, Shanghai Tang refleurit comme à son plus beau printemps.
Ce sont les suisses de la Compagnie Financière Richemont qui ont investit dans la première marque de luxe chinoise et qui, s’ils ne communiquent pas leur chiffre d’affaire, doivent être satisfait des ouvertures des branches à New York, Honolulu, Zurich, Shanghai, Tokyo et Bangkok, avec des ventes en hausse de 50%.
Avec pour moteurs la santé économique asiatique, et surtout la fusion unique car réussie d’un style oriental et d’un esprit occidental, une double culture qui fait combiner des références chinoises contemporaines à des clichés cols Mao, des qipao (robe traditionnelle chinoise) aux références modernes.
Un seul but : devenir l’ambassadeur du style moderne chinois.
Ooi à l’origine du style imprimé par la marque Tang aime à le répéter « je m’inspire des jeunes artistes chinois contemporains, j’essaye de dépasser les préjugés occidentaux sur la beauté chinoise, je me nourris de l’histoire de mon pays. » Serais ce donc dans les musées que se trouve l’avenir de la mode chinoise ?
Le thème d’une des collections a, par exemple, était la calligraphie chinoise, et ce sont des caractères traditionnels qui ont eu leur quart d’heure de gloire, les robes étant affublées de ces témoignages vivants de la subtilité de l’art chinois. Que Ooi réinvente les thèmes des nomades mongols et tibétains ou qu’elle s’inspire des habits et parures traditionnelles portées par les tribus du Hunan, c’est toujours une différente interprétation de la culture inépuisable de son pays qu’elle propose dans ses collections.
Qui a dit que la Chine n’avait pas les attributs d’une « soft power », ce concept d’influence à l’échelle mondiale que se doit d’exercer une puissance internationale dans les arts, la culture et le luxe par conséquent ?
Shanghai Tang se veut être le Chanel ou le Gucci chinois.
www.shanghaitang.com
14:45 Publié dans Vie du Marché | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : luxe, beauté, chinois, chine, fashion
20.06.2007
Entrez dans l’ère du Mandarin 2.0
Il est 7 heures à Pékin et dans le bus qui m’amène doucettement à travers embouteillages et camions accidentés à mon lieu de travail, je somnole en écoutant les voix de Jenny et John, mes compagnons de solitude dans ce long apprentissage du mandarin, sacerdoce quotidien que je m’impose. J’aurais pu, si j’avais été à San Francisco ou Rio de Janeiro avoir au bout du fil virtuel de Skype à peu de frais un tuteur en mandarin qui m’aurait enseigné à quelques dizaines de milliers kilomètres de distance ce beau langage abscons.
C’est ce que l’on appelle l’apprentissage des langues 2.0 et le service que j’utilise est celui de Chinesepod.com et de la compagnie Praxis crée par quelques geeks à Shanghai en 2005.
Le croirez vous ou pas, mais c’est une dizaine de millions de personne à travers plus de 110 pays qui téléchargent quotidiennement les podcasts de ChinesePod dont 250 000 régulièrement et quelques milliers ont souscris au service Premium qui inclut un service de tutorat individualisé en ligne avec des professeurs. Un second service a été lancé sur le même modèle, SpanishSense et on attends la version FrançaisPod ou FrenchFlair…
L’irlandais businessman à l’origine du projet a toujours cru que les nouvelles technologies pouvaient révolutionner l’apprentissage de la langue, douloureuse s’il en est pour le mandarin à travers les livres et des vieilles classes où on ne prend jamais la parole (surtout en France du reste). Désormais il emploie 35 professeurs, tous sur Shanghai qu’il paye aux alentours de 500 dollars par mois et qui parlent avec des gens du monde entier tous les jours, de Paris à Damas. Imaginez comme il est difficile de trouver un professeur pour qui le chinois est la langue natale dans certaines régions du monde, c’est désormais possible grâce à une simple connexion internet.

07:45 Publié dans Vie du Marché | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, chinois, Web 2.0, langue
04.05.2007
Instant mandarin
Cette langue, je la trouve savoureuse et chantante, j’ai parfois cette satisfaction de faire des découvertes de construction syntaxique en mandarin qui m’enchante. C’est un peu la même satisfaction que j’éprouvais lorsque j’avais déchiffré une jolie résolution de problème mathématique en prépa. Mon professeur de Math nous disait : n’est ce pas pas joli ?
Il y a de l’algèbre linéaire dans cette langue. Au delà de l'esthétisme des caractères, les collocations grammaticales sont aussi intéressantes à déchiffrer.
Extraits :
港澳台资XiangAoTaiZi désigne les investissements 投资TouZi (ou les fonds financiers 资金ZiJin voire le capital 资产ZiChan) qui viennent de 香港XiangGang (Honk Kong), 澳门AoMen (Macao), 台湾 TaiWan. En quatre caractères, on a donc résumé cette longue phrase : capital apporté par des investisseurs originaires de HK, Macao ou Taiwan.
甜言蜜语TianYanMiYu désigne ce qu’on appelle en anglais quelqu’un d’ « honey mouth » désignant une personne qui a le compliment facile. Tian甜 veut dire sucré, 言 pour langue, parole, 蜜Mi, miel et 语, yu, parole encore une fois.
Les français ont plutôt réputation d’être très TianYanMiYu.
洋腔洋调Yangqiang YangDiao on me l’a fait souvent remarqué, j’ai un accent d’étranger lorsque je parle chinois ! Quelle surprise...Yang veut dire oversea ou étranger, qiang pour le ton et diao pour la mélodie. La mélodie venue d’au-delà des mers… voilà une belle traduction pour mon horrible accent en mandarin !
不醉不归 BuZui BuGui vient ponctuer très souvent les diners voire banquets d’affaires. Bu exprime la négation. Zui veut dire éméché et Gui désigne l’action de retourner. D’où la traduction suivante : on ne part pas si on n’est pas bourré ce soir ! J’avoue que c’est bizarre venant de certaines personnes la première fois qu’on l’entend et qu’on le comprend surtout.
C’est pour tout ces moments où j’arrive à comprendre la langue d’autrui et qu’enfin se dévoile petit à petit ce code linguistique si dur à apprendre que je trouve gratifiant de continuer et de persévérer dans mon apprentissage quotidien.
09:45 Publié dans Vie Culturelle | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Chinois, langue, culture
27.04.2007
Le snobisme en Chine
Lorsque j’étais à Chengdu en 2005, les snobs étaient les étrangers qui vivaient à Shanghai et qui trouvaient ça si fun.
Après m’être installé à Beijing, les snobs sont devenus pour moi les étrangers qui vont à Sanlitun dans la rue des bars de Pékin, qui n’apprenaient pas le chinois et qui dépensaient tout leur argent dans des restaurants pour expatriés.
Mais j’ai réalisé maintenant à quel point moi aussi j’étais snob envers eux, après tout, ils n’étaient pas tous si méprisables et il faut respecter les autres pour se sentir respectable.
Il y a tellement de façon de snober les gens. Qui snobe qui, lorsque moi qui vient d’Avignon débarque à Paris et l’on se passionne avec mes amis sur le débat Paris-Province ?
De la même façon, il existe un snobisme en Chine entre les grandes villes (Pékin, Shanghai, Canton) et les provinces du centre. Parmi les grandes métropoles, la compétition Beijing-Shanghai fait rage avec un avantage il faut le dire à Pékin pour le côté culturel traditionnel et à Shanghai pour le côté business. Que dire des taiwanais ou des honk kongais qui sont à la limite du racisme lorsqu’ils parlent des chinois de l’intérieur ?
Parmi les étrangers en Chine, il existe aussi plusieurs formes de snobisme :
Le snobisme “je vis la vraie Chine”: leur expérience de la Chine est la vraie, la pure. Celle qui se vit à l’intérieur de la Chine, dans un quelconque coin reculé du Yunnan. Ce type de snobisme se dirige essentiellement vers les expatriés de Shanghai, qui, il est vrai, vivent comme en occident.
Le snobisme “étudiant en chinois”: intello, ils sont parfois en double diplôme Centrale-Qinghua et s'ils ne montrent pas ouvertement leur mépris, ils aiment tout de même dire qu’ils ne sortent pas avec les étrangers de l'est de Beijing.
Le snobisme “je parle chinois” : ils parlent au moins un chinois basique mais au contraire des “étudiants en chinois”, ils sortent avec les étrangers, essentiellement parce qu’ils essayent de les impressionner par leur niveau en chinois. Ils adorent que l’on est besoin d’eux grâce à leurs compétences linguistiques.
Le snobisme “je suis trop un 老百姓 (Laobaixing pour chinois de la rue)” : ils débarquent en Chine et s’installent directement dans les quasi bidonvilles pour vivre avec leurs frères chinois. Ils mangent des repas à 50cm-1euro, vont chez le coiffeur pour 50cm d’euro pour avoir eux aussi la coupe chinoise. Ils n’affichent pas un mépris profond pour ceux qui ont besoin d’un certain standard mais ils ne reconnaissent pas le côté absurde de leur style de vie. Ils vivent le plus souvent en ville mais on peut les retrouver parmi la population des “je vis la vraie Chine”.
03:00 Publié dans Vie Culturelle | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Chine, culture, étranger, snobisme, chinois
20.04.2007
Les 5 étapes pour apprendre le chinois

02:00 Publié dans Vie Culturelle | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : chinois, mandarin, langue
30.03.2007
La présidentielle version chinoise
Parmi les conversations favorites que l’on peut échanger avec nos amis les taxis chinois, il y a outre les classiques « depuis combien de temps es-tu là ? », « d’où viens-tu ? » et « ton chinois est si bon ! », le thème de la France est 还不错 hai bu cuo, c'est-à-dire la France, c’est pas mal ! assorti d’un JiDaNei soit Zidane dans le texte pour les jeunes générations ou d’un Platini pour l’ancienne génération revient assez souvent. Les plus politisés arrivent à connaître DeGaoLe 德高乐 pour DeGaulle, ce qui est un nom traduit magnifiquement en chinois par Vertu-Grandeur-Bonheur, preuve que la reconnaissance par la France de la République Populaire de Chine à l’époque a marqué les esprits. Dommage tout simplement que l’essai diplomatique n’est pas été transformé économiquement mais je garde cette remarque pour un post économique. Parmi mes collègues de travail peu connaissent 希拉克, XiLaKe pour Chirac, où je reconnais tout de même le caractère de la rareté dans le choix du 希, signe tout de même que l’on a choisi un joli nom pour traduire un nom d’homme politique gaullien. C’est le vide total pour ce qui est de la couverture de la campagne présidentielle en France contrairement à ce qui se passe en Europe. C’est peut-être un peu tôt, ou tout simplement les chinois ne sont pas assez politisés pour pouvoir prendre goût à notre sport national. Les médias de Hong-kong et de Taiwan couvrent plus l’événement. J’ai tout de même trouvé les traductions des noms de 10 candidats sur 12 ! Désolé pour les partisans de Schivardi et du CNPT. Je me suis aventuré à une traduction hasardeuse et volontairement francisée mais il faut savoir que la majorité des sinogrammes utilisés pour la traduction du nom ne sont utilisés que pour une transcription phonétique. Il est assez rare d’y trouver du sens comme pour la traduction de DeGaulle par exemple. Toujours est il qu’il est assez inutilement ludique de vouloir traduire mot à mot pour un occidental : Sarkozy : 萨尔科齐 SaErKeQi est Boudha qui vous adresse une amende. Royal : 罗亚尔 : LuoYaEr rassemble l’Asie Bayrou : 贝鲁 : BeiLu le coquillage grossier LePen : 勒庞 : LePang le gros qui ne court pas vite Buffet : 比费 : BiFei compare les dépenses Besancenot : 贝桑瑟诺 : BeiSangSeNuo ou les promesses d’une baie sauvage qui joue de la flûte (ma plus poétique) Bové : 博韦 : BoWei porte du cuir doux et cher Voynet : 瓦内 : WaNei est à l’intérieur de la tuile Laguillier : 拉吉耶 : LaJiYe traine la chance DeVilliers : 德维利耶 : DeWeiLiYe (tente de) conserver l’honneur Cette note s’inspire d’un post d’un très bon blog écrit par un autre jeune expatrié en Asie, mais au Japon cette fois ci.
08:24 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : chinois, france, présidentielles, traduction
28.03.2007
Lean Manufacturing vocabulary
I worked these past few weeks on lean manufacturing projects so I gathered some specialized (so hard to find) vocabulary. I used this vocabulary during preparation and implementation of Kaizen week. This is the list of words I used to improve communication between foreigners and Chinese local team involved with the project: Analyse : FenXi : 分析 Bottleneck : PingJing : 瓶颈 Concept : GaiNian : 概念 Cost Reduction : JiangDi ChengBen : 降低成本 Customer : KeHu : 客户 Demand Forecast : XuQiu YuCe : 雪球预测 Efficiency : Xiaolv : 效率 Eliminate : XiaoChu : 消除 Equipment : ZhunBei : 准备 Flexible : LingHuo : 灵活 Flow processes : LiuShui ZuoYe : 流水作业 Human work : ShouGong CaoZao : 手工操造 Information : JiaoLiu : 交流 Jidoka : Zhi Neng ZiDongHua : 智能自动化 Just In Time production : Jishi Shengchan : 及时生产 Kaizen : GaiShan : 改善 KanBan : KanBan : 看板 Layout : BuJu : 布局 Lot : PiLiang : 批量 Machine work : JiQi CaoZao : 机器操造 Measure : CeSuan : 测算 Mission : RenWu : 任务 Muda of defective parts and reworking : Bu LiangPing de LangFei : 不良品的浪费 Muda of inventory : ZaiKun de LangFei 在库的浪费 Muda of motion : DongZuo de LangFei : 动作的浪费 Muda of over-production : ZhiZao GuoDuo : 制造过多 Muda of processing : JiaGong de LangFei : 加工的浪费 Muda of transportation : BanYun de LangFei : 搬运的浪费 Muda of waiting : DengDai de LangFei : 等待的浪费 Muda : LangFei : 浪费 One piece time flow : ZhengKuai JiaGong : 整块加工 Operation : CaoZao : 操作 Operator : CaoZuoYuan : 操造员 Optimum : ZuiJia : 最佳 Poka Yoke : YiChang TanCe ZhuangZhi : 异常探测装置 Practice : ShiJian : 实践 Price : JiaGe : 价格 Principle : YuanZe : 原则 Production Plan : ShengChan JiHua : 生产计划 Production : ShengChan : 生产 Profit : LiRun : 利润 Project : XiangMu : 项目 Pull production system : 拉动生产系统 Reduction : JianShao : 减少 Room : FangJian : 房间 Savings : JieSheng : 节省 Standardized Work : BiaoZhun ZuoYe : 标准作业 Standardized work-in-process : BiaoZhun ZuoYe ChengXu : 标准作业程序 Statistic : TongJi : 统计 Takt Time : ChanJu ShiJian : 产距时间 To control : KongZhi : 控制 To evaluate : PingGu : 评估 To investigate : DiaoCha : 调查 To manufacture : ZhiZao : 制造 To optimize : YouHua : 优化 Visual control : MuShi KongZhi : 目视控制 Warehouse : KuFang : 库房 Working Sequence : ZuoYe ShunXu : 作业顺序
02:35 Publié dans Vie de l'Entreprise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lean manufacturing, chinois

