16.07.2007
Gold(-en Tortle)Digger
Un professeur de l’université Jiaotong de Xi’An a réalisé une étude marketing sur le comportement des consommateurs chinois dans les nouveaux centres commerciaux à Pékin, Shanghai, Canton, plus beaux que les plus beaux de nos centres commerciaux en France. Ils sentent encore le neuf, ils s’appellent par des noms qui en disent long sur leur prétention à pouvoir être prétentieux comme The Place à Pékin (世贸天阶, ShiMaoTianJie)
avec le plus grand écran LED du monde, une ouverture sur le paradis des marques pour la nouvelle classe moyenne supérieure de Pékin.
On peut y croiser des filles 从头到脚都是名牌 (CongTouDaoJiao Dou Shi MingPai), c'est-à-dire des filles habillées des pieds à la tête de marques. Car en Chine, comme partout ailleurs, les femmes essayent de suivre la mode, certaines l’exagèrent, certaines pactisent agréablement avec elle mais toutes sont la cible des retailers qui ont soif de ces consommatrices effrénées. Un coiffeur entrepreneur français avançait même ce chiffre qui fait frémir, la chinoise branchée transforme plus de 50% de son budget en budget beauté. C’est donc tout naturellement suivant la loi de l’offre et de la demande que centres commerciaux proposant centre de soins, restaurants, opérations marketing, événementielles, concours de chants, présentation de voitures, re-restaurants, cinéma au prix de 10 faux DVD la séance, gaming zone et parking où garer sa nouvelle beauté allemande, se sont multipliés dans les capitales chinoises.
Revenons sur cette loi néoclassique de l’offre et de la demande, et posons nous alors cette question ? N’y a-t-il pas en Chine une loi particulière de l’offre et de la demande… du futur ?
En effet, les conclusions de ce professeur visionnaire de Xi’An en venait à cet autre chiffre qui fait frémir les retailers, cette fois ci d’effroi : plus de 40% des visiteurs des centres commerciaux viennent seulement visiter les shopping malls et donc n’ont pas d’arrière pensée consumériste. Ces lieux dont devenus des lieux où rencontrer ses amis, faire un tour pour voir et puis s’en va. Qu’il soit hédonique de type féminin ou utilitaire de type masculin, le consommateur chinois est plutôt éduqué, entre 20 et 34 ans, souffre d’un trop plein de pression au travail et ce sera le consommateur local qui viendra régulièrement avec ses amis. Seront-ils à la hauteur des investissements concédés ?

10:40 Publié dans Vie du Marché | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marketing, centres commerciaux, consommation, gold-digger, chinoise

