22.06.2008

Bulle Verte

Un pays qui commence à moins se reposer sur ces ressources pétrolières, se réveille et commence à se diversifier.

Il se diversifie dans le tourisme, secteur où une quelconque xénophobie n’a pas sa place; dans les services financiers, ce qui entraîne l’émergence de la culture de la transparence ; dans l’éducation et les médias enfin, ce qui requiert l’accès à l’information pour tous.

Un pays qui commence à ne plus recevoir de pétrole, commence à collaborer.

C’est sans doute la réponse la plus adaptée, certes non satisfaisante sur le court terme, aux routes et aux ports européens bloqués. Puisque pour la première fois de l’histoire moderne, le développement économique se fera sous contraintes, il faudra donc collaborer dans un monde où les Etats ne sont pas en compétition les uns avec les autres mais où les multinationales le sont. La collaboration sera nécessaire pour savoir utiliser au plus juste les quatre éléments fondamentaux du 21ème siècle : l’atome, l’eau et le remplacement inéluctable du pétrole par la source d’énergie la plus démocratique qu’il soit, le soleil.

C’est ainsi que l’on pourra sortir des conflits jumeaux de la dépendance des pays acheteurs de pétrole envers une poignée de pays instables et parfois hostiles couplée au défi que pose la pollution générée par l’addiction au pétrole.

C’est ainsi que la 5ème révolution industrielle a déjà commencé pour certains, pour ceux qui embaucheront les « green collars » de demain.

Les quatre révolutions industrielles nous ont apporté successivement la vapeur, l’industrialisation, le train et les journaux puis l’électricité, les lignes d’assemblage, les voitures et la radio; la troisième les nouveaux matériaux, les avions, la supply chain et la télévision et cette dernière décennie l’informatique, le village global, la logistique mondialisée et l’internet.

f1f1c2242884c38cce06bcdbd9706405.jpgQue nous apportera la cinquième révolution ? Sans doute le bouleversement disruptif de deux secteurs qui pèsent chacun plus de mille milliards de dollars chacun : le secteur des transports et celui de l’énergie. Le choc aura au moins la même résonance que celui qu’a eu Internet dans nos vies quotidiennes. La bulle verte ne fait que commencer.

A 140 dollars le baril, le seuil de douleur est déjà atteint pour le secteur de l’aéronautique. Nous savons déjà que le paysage concurrentiel des compagnies aériennes sera totalement bouleversé d’ici 5 ans. Les cycles se raccourcissent et seuls les meilleurs dans la modération énergétique survivront.

En fin de cette semaine, la Chine a annoncé une augmentation du prix de l’essence de 17%. C’est le début de la fin du soutien des gouvernements des pays en émergence à l’achat de combustibles fossiles.

Dans le domaine de l’automobile, puisque les biofuels de première génération sont éthiquement inacceptables lorsqu’ils sont en compétition avec les cultures destinées à nourrir les populations, puisque l’hydrogène n’est pas encore au point car trop onéreux et ne résout pas le problème du stockage d’énergie, la solution à moyen terme est l’électrique. En écrivant un peu de science fiction julesvernique, on imagine d’ores et déjà des voitures hybrides à dominante électrique ou tout électrique qui peuvent se connecter au réseau local. C’est ici, dans votre garage ou sur la voirie du Paris de 2012 que deux mondes se connecteront.

Ce sera tout d’abord une réinvention technique, une voiture électrique avec une réserve d’énergie sous le capot permet par exemple de résoudre le problème du stockage des énergies intermittentes. Ce qui est intéressant avec les énergies renouvelables type solaire et éolien est le fait qu’elles peuvent se concevoir à petite comme à très grande échelle. La maison de demain aura sans doute un bilan énergétique proche de la neutralité suivant la localisation géographique, voire un bilan énergétique positif, c'est-à-dire qu’elle saura produire de l’énergie de façon autonome grâce à des panneaux solaires ou des mini éoliennes, soutenues par la géothermie, une meilleure isolation et d’autres solutions ayant un impact économique et écologique positif. Or, le problème avec les énergies renouvelables est leur caractère intermittent, qui est ici résolu par l’utilisation de solution de stockage d’énergie.

Si le réseau électrique veut devenir intelligent, il lui faudra un cerveau, un nouvel opérateur qui devra voir le jour, l’ERGO pour Energy Recharge Grid Operator et saura faire l’adéquation charge-capacité, réduire les pertes sur le réseau, savoir répondre aux pics de charge, résoudre les black-out californien, savoir comment utiliser l’énergie nocturne des centrales nucléaires françaises, etc.

Une fois l’infrastructure mise en place, les économies d’échelles suivront, la nouvelle loi de Moore ne mesurera plus la croissance des capacités de calculs des microprocesseurs mais la croissance de densité énergétique et la baisse des prix au KWh des moyens de stockage d’énergie. On vendra l’électron comme l’on vend le paquet d’information.

La nouvelle stratégie ne délimitera plus les cultures entre le monde de l’énergie/utilité et celui de la voiture/commodité. Pour rendre l’offre attractive et proposer de la valeur tangible au consommateur, on vendra demain des voitures comme l’on vend aujourd’hui des portables en chargeant un abonnement pour posséder un véhicule mais aussi pour avoir l’accès à l’infrastructure de charge. On ne pourra pas recharger son véhicule quand l’on veut, à part lorsque l’on voudra bien payer un peu plus que le tarif habituel, mais c’est bien l’opérateur ERGO qui arbitrera les recharges, de façon bidirectionnelle.

1ac5df7ad6077cba47995cbe9a4d5665.jpgPour retourner au stade géopolitique et à la tectonique des plaques géostratégiques, il faudra une Chine forte et courageuse pour entrer de plein pied dans la nouvelle économie de l’électron. La production d’électricité devra être générée par des moyens carbonement neutres. Quel rythme voudront bien adopter le géant asiatique, lui qui est passé directement dans le monde des télécommunication au cellulaire en sautant pratiquement l’étape téléphone fixe ? La force de la capacité de production chinoise sera un élément essentiel, poussée par le dirigisme de son économie et la pression de plus en plus insupportable sur l’économie et la santé de sa population de la pollution des méga-cités chinoises.
Les forces de lobbying devront être contrées par ce développement économique, forcément sous contraintes.

03.12.2007

Une stratégie insulaire

820d9b560aafabb7acb4b06a602e2bca.jpgEn ces périodes de tensions énergétiques avec la réélection de Poutine en Russie et la visite d’Etat du président pour sécuriser nos approvisionnements en gaz en Algérie, le regard doit peut-être se poser sur une île qui a su conserver sa puissance industrielle de pointe, une île high tech, aux campus verdoyants et qui attire les entrepreneurs du monde entier grâce à une politique fiscale séduisante. La réponse à la mondialisation de Singapour, un des endroits les plus connectés du monde est la bonne : celle d’un accélérateur mis sur l’éducation et la formation qui fait partie du plan sociétal de l’ancienne colonie britannique. Ainsi elle a su conserver son industrie électronique de pointe tout en délocalisant les activités les moins intenses en valeur ajoutée vers leurs cousins chinois.

Il serait donc de bon ton de se pencher sur la stratégie adoptée par les fils du patriarche Lee : puique leur politique industrielle a réussi, qu’en est-il de leur politique énergétique ? Ainsi dans le domaine de l’énergie, l’île au sud de la Malaisie ambitionne d’augmenter la valeur ajoutée de son industrie à quelques 34 milliards de dollars singapouriens d’ici 2015, soit 70% de croissance par rapport aux niveaux actuels.

C’est dans le pays voisin que l’on discute actuellement piégeage du CO2, une technique dont tous les brevets sont détenus par les grands groupes pétroliers et qui attendent que la tonne de CO2 devienne intéressante économiquement pour lancer cette technologie pas encore bien au point. Comme toujours, la sphère écologique ne peut exister tant qu’elle n’a pas rencontré la sphère économique.

C’est bien une réponse économique et stratégique que propose Singapour.

Tout d’abord en favorisant l'adoption de marchés compétitifs pour que les consommateurs puissent bénéficier de l’énergie à un prix compétitif par rapport aux autres économies. Pour eux, pas de monopole et les électriciens se font la guerre des prix, ainsi le consommateur final n’a ressenti la hausse du pétrole qu’il y a peu de temps. On parle maintenant de vendre l’électricité dans les circuits de distribution classique.

Une autre stratégie est de diversifier l’approvisionnement énergétique pour manager les risques géopolitiques, qui sont importants avec les puissants voisins que possède le centre financier. Ainsi Singapour construit un terminal de Gaz Liquéfié pour profiter de plus amples ressources en gaz.

Singapour, un des endroits les plus high tech du monde, se lance aussi dans l’économie d’énergie des bâtiments qui a le mérite de générer des économies presque immédiatement et des investissements moindres par rapport à une augmentation de la production d’énergie.

La touche allemande est dans l’investissement dans les technologies du solaire, pas encore rentables mais qui devraient dans ces régions équatoriales connaîtrent un développement significatif dans les prochaines années jusqu’à 5%.

Enfin, Singapour lance des agences pour améliorer la coopération internationale et coordonner les différentes agences dont le puissant fonds financier qui arrose tous les pays d’Asie du Sud Est et qui pourrait être un levier intéressant pour le nain politique que constitue la cité Etat.

La guerre du feu ne fait que commencer, et elle nécessitera plus que du capital spéculatif, mais aussi des idées et du capital créatif.

29.10.2007

Tugud, Warren et Geng

Alors que la longue marche du baril de pétrole à 100 dollars s’accélère, à Shanghai c’est tous les flux financiers qui sont attirés par l’IPO de plus de 440 milliards de dollars de PetroChina.
La compagnie pétrolière chinoise est devenue la deuxième capitalisation boursière du monde, devant General Electric et le but est bien entendu d’aller chercher le titre de numéro un du géant Exxon-Mobil. 夸夸其谈, we’re talking really BIG.

Dans le même temps, la China National Petroleum, la société mère de Petrochina, qui a injecté la plupart de ses actifs et passifs en 1999 (exploration & production, raffinage & vente, produits chimiques & gaz naturel) dans Petrochina est côté à Hong Kong et New York.

D’où la question : qui est le principal actionnaire étranger de Pétrochina ?
Berkshire Hathaway, la société rachetée par Warren Buffet. Mais plutôt doit-on dire, qui était le principal actionnaire étranger. Car Warren Buffet s’est désinvesti de ce titre quelque peu encombrant sur fond de campagne pour sauver le Darfour. Même si Buffet rejette l’idée de vendre sous les pressions de cette campagne, les risques géopolitiques dans la région avec des rebelles qui ont attaqué le pétrole du Défra mardi dernier a joué dans la balance et donc le magnat américain a dû vendre « un peu trop tôt » selon ses propres termes.

Il y a quelque chose de presque Babelien, pour reprendre la trame du film de Alejandro Gonzalez, de penser que les actes d’une poignée de rebelles dans la région du Soudan a des répercussions extraordinaires sur le comité du directoire (dont Bill Gates fait partie) de Berkshire et sur la place boursière de Shanghai.
Geng Chen, le CEO de Petrochina est accusé parmi d’autres par les rebelles soudanais de fournir en armes le gouvernement de Khartoum et c’est Buffet qui suit les recommandations des investisseurs en sortant du capital du géant chinois.

En effet la région est explosive et même chez les voisins proches du Soudan, le sentiment anti-chinois monte. C’est 9 ouvriers chinois qui ont été tués en Avril dernier en Somalie lors d’une expédition exploratrice par des rebelles éthiopiens.

Peut-on vraiment reprocher à la Chine de vouloir satisfaire une demande en énergie qui est passé de 3,4 % de la demande mondiale début des années 90 à plus de 8,6% aujourd’hui ? Le faire au Soudan, sûrement. Le faire en Afrique, sûrement pas.

Tugud, le rebelle soudanais, Warren, l’investisseur mythique de Wall Street, Geng, le PDG de Pétrochina. Tous convoqués au banc des affaires de ce monde, communiquant selon leurs propres codes culturels africains, américains et asiatiques et actionnant des leviers déterminants pour la stabilité du monde et de son approvisionnement énergétique.

Qui a dit que l’homme africain n’était pas entré dans l’histoire ?

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17.10.2007

Un lien entre croissance chinoise et consommation énergétique.

Ces 20 dernières années, les entreprises du secteur stratégique de l’Energie en Chine ont participé à l’essor économique qualifié par certains de miracle économique chinois. Pourtant l’équation qui se pose aux dirigeants chinois à Pékin sur cette question a tout de la quadrature du cercle. Comment en effet assurer l’approvisionnement énergétique du pays en diversifiant les sources, attirer les investisseurs potentiels dans le secteur, protéger l’environnement et dans le même temps conserver le coût et la disponibilité de l’accès à l’Energie pour le consommateur chinois ?
La récente histoire énergétique de la Chine, puisque l’on va se concentrer sur ces 30 dernières années depuis l’ouverture économique amorcée en 1978 avec les premières zones économiques à côté de Shenzhen, démontre qu’il existe quatre grandes tendances à l’heure actuelle :

-Une consommation énergétique en croissance très marquée soutenue à la fois par la croissance industrielle et les besoins de plus en plus sophistiqués des consommateurs chinois.
-Des combustibles de substitution dans l’industrie et le domestique utilisés.
-L’incapacité des fournisseurs d’énergie à suivre la demande qui explose.
-L’efficacité de l’utilisation des combustibles énergétiques en hausse, surtout dans le secteur industriel.

Alors que la consommation énergétique chinoise par habitant est actuellement seulement un sixième de la moyenne des pays de l’OCDE, le poids démographique de la Chine maintient une pression très forte sur la demande mondiale et tire les prix vers le haut de manière significative.
En 2007, 80% de la consommation énergétique résidentielle est source de la biomasse non commerciale, du combustible issu du bois ou des plantations mais avec une population qui va passer de 1.2 à 1.6 milliards d’ici 2030, une migration massive des campagnes vers les villes qui s’amorce déjà et un passage concomitant des combustibles naturels à des combustibles commerciaux ajouté à un niveau de vie en hausse, la consommation énergétique chinoise va tendre vers des standards occidentaux.
Déjà, l’amélioration des standards de vie a entraîné une demande en équipement électroménager sans précédent ayant pour corollaire une augmentation de la part d’électricité et de gaz naturel comme substitut au charbon dans les habitations chinoises. De plus, le transport ferroviaire chinois est à saturation, d’où des routes surchargées par l’utilisation privée ou professionnelle. A Pékin, tous les jours, c’est 1000 voitures sur les routes en plus qui sont mises en circulation. Cette demande en pétrole et en gaz à la fois pour l’utilisation résidentielle ou pour le secteur des transports a fait passé la Chine d’exportateur net à celui d’importateur net de ces combustibles alors que la demande en électricité est si forte que la charge sur les lignes électrifiées devient beaucoup plus grande que les normes américaines par exemple.

En 12 ans, la consommation finale d’énergie a quadruplé mais la distribution à travers les secteurs et le type d’énergie reste à peu près constante. Le charbon représente à peu près 75% de la consommation (en tenant en compte le charbon utilisé dans les centrales à charbon), 18% pour le pétrole, 2% pour le gaz et le reste pour l’hydroélectricité à 5%. L’industrie représente quelques 60% de la consommation énergétique par secteur, alors que les transports sont à hauteur de 10% et les habitations résidentielles ou commerciales 20%.

L’efficacité de la consommation énergétique a aussi augmenté ces dernières années mais la consommation énergétique par dollar issue de la statistique du PNB reste plus de 10 fois supérieure que la moyenne des pays de l’OCDE. Ainsi une meilleure utilisation de l’énergie pourrait soulager quelque peu la note énergétique chinoise.

Le PNB par habitant en fonction de la consommation énergétique par habitant extrait des rapports de l’Agence Internationale de l’Energie fait apparaître l’étonnante marginalité de la Chine encore à l’heure actuelle par rapport aux pays dits développés.

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12.09.2007

La guerre du feu

Secteur ultrasensible s’il en est, le secteur de l’énergie en Chine est protégé et régulé par les autorités gouvernementales. Malgré une demande galopante et une industrialisation effrénée, il est difficile de dégager des marges intéressantes pour les géants du secteur dans l’empire du milieu.
L’appétit des chinois dans l’énergie est insatiable, que ce soit dans le pétrole brut, les produits raffinés, le charbon, le gaz… On comprend mieux les accords d’exploitation avec les pays africains et les prix exorbitants que sont prêts à payer les chinois pour avoir l’accès à la production d’énergie fossile. En conséquence de quoi, les cours mondiaux augmentent et ce sera encore la tendance dans les années à venir.

Les occidentaux ne sont désormais plus les seuls à échouer dans le montage de Joint Venture à l’étranger puisque les chinois aussi y sont allés de leurs échecs coûteux.
CNOOC (Chinese National Offshore Oil Corporation) qui essaye de racheter l’américain Unocal a par exemple vu sa demande bloquée par le congrès américain. CNPC (China National Petroleum Corporation) a aussi perdu le dossier sur le pétrole soudanais de Talisman et ce sont les indiens qui sont finalement arrivés à acquérir 25% des parts.
Parfois lorsque CNPC arrive à récupérer une affaire, ils sont obligés de la payer 20% plus chère que la véritable valeur, comme dans l’acquisition de PetroKazakhstan, Shell Angola ou Block au Soudan.

Mais que voulez vous, il est d’intérêt national d’assurer l’approvisionnement énergétique de l’empire.

b0a35cf04e60062494a02430c1931558.jpgLes restrictions pour les players internationaux sont très conservatrices : on ne peut explorer le sol chinois sans partir sur une joint venture, les importations de pétrole sont contrôlées par une commission et les prix de revente sont aussi monitorés par le gouvernement.
Tout un environnement régulé pour protéger les entreprises nationales mais qui n’est pas favorable à l’investissement étranger dans ce secteur, comparé aux standards internationaux.

Lorsque les prix grimpent, les prix régulés protègent les entreprises chinoises et par conséquent il n’est pas rentable d’investir dans les industries liées à l’énergie fossile sauf si c’est une entreprise orientée à l’export ou si c’est seulement de l’exploration-production- distribution.
Il va falloir pourtant comme dans d’autres secteurs se tourner vers l’investissement étranger pour continuer à faire face à la demande en constante hausse.
Ceci pour deux raisons : tout d’abord parce les entreprises étrangères possèdent les facultés d’exploiter le sol encore vierge dans certaines régions chinoises et ceci pourrait augmenter la part d’approvisionnement domestique et jouer sur l’indépendance énergétique du pays, d’autre part, les entreprises locales verraient une augmentation de leur productivité très conséquente.