18.07.2007
Shanghai Tang, le luxe à la chinoise
Coco Chanel disait que le luxe n'est pas le contraire de la pauvreté mais celui de la vulgarité. L’idée du luxe, not expensive but priceless a aussi son interprétation avec Shanghai Tang, marque perle de Honk-Kong. Un français est à la tête du groupe, Raphaël le Masne de Chermont, et quelques années après son arrivée, Shanghai Tang refleurit comme à son plus beau printemps.
Ce sont les suisses de la Compagnie Financière Richemont qui ont investit dans la première marque de luxe chinoise et qui, s’ils ne communiquent pas leur chiffre d’affaire, doivent être satisfait des ouvertures des branches à New York, Honolulu, Zurich, Shanghai, Tokyo et Bangkok, avec des ventes en hausse de 50%.
Avec pour moteurs la santé économique asiatique, et surtout la fusion unique car réussie d’un style oriental et d’un esprit occidental, une double culture qui fait combiner des références chinoises contemporaines à des clichés cols Mao, des qipao (robe traditionnelle chinoise) aux références modernes.
Un seul but : devenir l’ambassadeur du style moderne chinois.
Ooi à l’origine du style imprimé par la marque Tang aime à le répéter « je m’inspire des jeunes artistes chinois contemporains, j’essaye de dépasser les préjugés occidentaux sur la beauté chinoise, je me nourris de l’histoire de mon pays. » Serais ce donc dans les musées que se trouve l’avenir de la mode chinoise ?
Le thème d’une des collections a, par exemple, était la calligraphie chinoise, et ce sont des caractères traditionnels qui ont eu leur quart d’heure de gloire, les robes étant affublées de ces témoignages vivants de la subtilité de l’art chinois. Que Ooi réinvente les thèmes des nomades mongols et tibétains ou qu’elle s’inspire des habits et parures traditionnelles portées par les tribus du Hunan, c’est toujours une différente interprétation de la culture inépuisable de son pays qu’elle propose dans ses collections.
Qui a dit que la Chine n’avait pas les attributs d’une « soft power », ce concept d’influence à l’échelle mondiale que se doit d’exercer une puissance internationale dans les arts, la culture et le luxe par conséquent ?
Shanghai Tang se veut être le Chanel ou le Gucci chinois.
www.shanghaitang.com
14:45 Publié dans Vie du Marché | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : luxe, beauté, chinois, chine, fashion

