28.09.2007

Internet en Chine ne perd pas la face(book).

160 millions de chinois sont connectés à Internet et le pays héberge comme à son habitude du pire de la copie de site leader rafraîchit aux couleurs locales au meilleur de l’innovation. Les chinois sont asiatiques et bien plus branchés que les européens, c’est une vérité qui reste d’actualité.

Trois grandes tendances se dessinent. Tout d’abord c’est une Chine sans fil qui se construit, que ce soit par les portables qui ont atteint un niveau de diffusion dans la société extrêmement élevé, les points Wifi qui font que les villes chinoises sont plus en avance que les grandes villes françaises en la matière ou la technologie Wimax qui arrose un quartier de son précieux accès au monde Net. Une réserve peut être émise toutefois sur cette technologie avec les problèmes liés à la sécurité.

782fd973848a87c8fdc8038b3cc38400.jpgSur la toile, c’est le Web 2.0 qui est en constant développement, à tel point que les idées sont désormais en manque d’investisseurs, un renversement de tendance par rapport aux années précédentes. Youtube a fait des petits répliquats en Chine, au nombre de 200, dont 10% financés par des venture capital. Le leader est Tudou.com. Le social networking est aussi en plein boom avec des sites comme Xiaonei.com, Tianji qui s’est branché sur le site européen Viadeo (Euro China Link) ou Wealink qui est en tractation avec LinkedIn pour effectuer la mise en commun des données. Au pays du guanxi, il est tout à fait normal que le e-guanxi fleurisse.

Enfin, la mobilité. Même s’il y a 160 millions de consommateurs internet en Chine, il n’en reste pas moins que 88% de la population n’a toujours pas accès à cet outil. Il semblerait que la solution sera de passer par un accès à travers le mobile. Les chinois sont prêts à consacrer un budget très important dans l’achat d’un portable, premier différentiateur social, premier moyen de s’exprimer aussi. Des programmes existent comme celui du Laptop per Child mais le meilleur moyen de donner un accès au milliard de chinois à la toile sera sans doute les générations 3 des portables à généraliser sur tout le pays.

20.06.2007

Entrez dans l’ère du Mandarin 2.0

medium_logo.jpgIl est 7 heures à Pékin et dans le bus qui m’amène doucettement à travers embouteillages et camions accidentés à mon lieu de travail, je somnole en écoutant les voix de Jenny et John, mes compagnons de solitude dans ce long apprentissage du mandarin, sacerdoce quotidien que je m’impose. J’aurais pu, si j’avais été à San Francisco ou Rio de Janeiro avoir au bout du fil virtuel de Skype à peu de frais un tuteur en mandarin qui m’aurait enseigné à quelques dizaines de milliers kilomètres de distance ce beau langage abscons.

C’est ce que l’on appelle l’apprentissage des langues 2.0 et le service que j’utilise est celui de Chinesepod.com et de la compagnie Praxis crée par quelques geeks à Shanghai en 2005.
Le croirez vous ou pas, mais c’est une dizaine de millions de personne à travers plus de 110 pays qui téléchargent quotidiennement les podcasts de ChinesePod dont 250 000 régulièrement et quelques milliers ont souscris au service Premium qui inclut un service de tutorat individualisé en ligne avec des professeurs. Un second service a été lancé sur le même modèle, SpanishSense et on attends la version FrançaisPod ou FrenchFlair…

L’irlandais businessman à l’origine du projet a toujours cru que les nouvelles technologies pouvaient révolutionner l’apprentissage de la langue, douloureuse s’il en est pour le mandarin à travers les livres et des vieilles classes où on ne prend jamais la parole (surtout en France du reste). Désormais il emploie 35 professeurs, tous sur Shanghai qu’il paye aux alentours de 500 dollars par mois et qui parlent avec des gens du monde entier tous les jours, de Paris à Damas. Imaginez comme il est difficile de trouver un professeur pour qui le chinois est la langue natale dans certaines régions du monde, c’est désormais possible grâce à une simple connexion internet.

medium_Photo-0123.jpg